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Une rentrée inacceptable, refusons là !
Article publié le 1er novembre 2020

Depuis le vendredi 16 octobre, l’éducation nationale comme l’ensemble de la population sur le territoire français baigne dans un contexte de déchaînements de haine, de meurtres et de folies politiques lourdes de conséquences. C’est dans ce contexte que Le président Macron a annoncé ce mercredi 28 octobre un nouveau confinement. À la différence du premier, les écoles, collèges et lycées resteront ouverts, dans le cadre d’un énième protocole qui ne garantit la sécurité sanitaire de personne. Par contre, à l’université, c’est désormais l’ensemble des enseignements qui seront réalisés à distance.

Sud Education 77, Communiqué de presse

Seine et Marne, le 31 octobre 20020

Pour la défense des personnels, santé, droits et libertés, contre la désorganisation de nos métiers, nous devons agir vite !

Depuis le vendredi 16 octobre, l’éducation nationale comme l’ensemble de la population sur le territoire français baigne dans un contexte de déchaînements de haine, de meurtres et de folies politiques lourdes de conséquences. C’est dans ce contexte que Le président Macron a annoncé ce mercredi 28 octobre un nouveau confinement. À la différence du premier, les écoles, collèges et lycées resteront ouverts, dans le cadre d’un énième protocole qui ne garantit la sécurité sanitaire de personne. Par contre, à l’université, c’est désormais l’ensemble des enseignements qui seront réalisés à distance.

Le monde du travail semble être le seul épargné par les nouvelles restrictions dont de nombreux pans (librairies indépendantes, lieux culturels, intermittence, commerces de proximité etc.) subissent une paralysie drastique ! Mais il faut que les travailleurs « utiles » puissent aller au boulot en s’entassant dans les transports en commun, avec masques obligatoires tout le temps mais pas gratuits. Il faut que tout le monde aide le grand patronat contre l’effondrement de son système, les parents vont travailler quoi qu’il en coûte, leurs enfants vont s’entasser dans les crèches, les maternelles, les écoles, les collèges et les lycées, sans moyens supplémentaires mais avec un protocole bâclé qui annonce que la distanciation se met en place « lorsqu’elle est matériellement possible ».

Ce nouveau confinement vient nous enfermer, de restrictions au travail en restrictions dans le privé. Nous voilà mis sous verrous, renvoyés à nos « irresponsabilités » et sommés de faire et de dire ce que l’on nous dit de faire et de dire. Pendant ce temps-là, la politique de destruction des services publics, de la santé à l’éducation, se poursuit, malgré les dangers de santé auxquels nous devons faire face.

Pour l’Education Nationale, M. Blanquer n’hésite pas à recourir à la culpabilisation des personnels ainsi qu’à la répression des « récalcitrants » sans rien avoir mis réellement en place depuis mars, ni sur le plan d’un investissement massif dans l’éducation qui aurait permis de réduire les effectifs et donc le brassage des élèves comme des enseignants, ni sur une revalorisation des salaires qui reconnaisse l’« utilité » de ces personnels, ni sur le plan des garanties sanitaires dont la reconnaissance en maladie professionnelle pour toute personne contaminée.

Nous voilà donc à nouveau seuls, face aux restrictions au travail comme à la maison, face à la propagation du virus, à la détresse des personnels des élèves et de leurs parents suite aux derniers événements meurtriers qui ont entaché les esprits. Là où il devrait y avoir apaisement, le gouvernement a montré du doigt avec l’aide acharnée des médias, a donné des injonctions à une unité nationale dangereuse et a faussé les recueillements en hommage à Samuel Paty. Par contre il n’a aucune hésitation à désorganiser une fois de plus les équipes par injonctions toujours aussi contradictoires, frisant l’incompétence et l’inacceptable, pour cette rentrée exceptionnellement angoissante !

Face à ce double abandon sanitaire et protecteur, La Fédération Sud éducation et le syndicat Sud éducation 77 porte leurs revendications pour un plan d’urgence pour l’éducation, que ce soit en propre ou avec ses partenaires syndicaux, et continue plus que jamais à le revendiquer aujourd’hui en réclamant :

1. Le dédoublement de toutes les classes avec emploi du temps adapté conformément au plan de continuité pédagogique prévu en juillet et qui n’a jamais été appliqué.

2. La banalisation du lundi et mardi de rentrée pour permettre aux personnels de s’organiser dans ce double contexte douloureux, celui de la perte du collègue, celui des mesures sanitaires, et ce dans l’intérêt de tous. L’hommage à Samuel Paty pourra ainsi être réfléchi en équipe et non sous injonction ministérielle.

3. La fourniture immédiate du matériel nécessaire à l’application d’un protocole sanitaire digne de ce nom : masques réellement protecteurs et gel mis à disposition, aération et désinfection des locaux effectués par des personnels équipés et en nombre suffisant.

4. La protection des personnels avec respect de la liste des personnels vulnérables rétablie par le Conseil d’État à la date du 5 mai 2020. Communication transparente des cas de Covid et automatisation des fermetures de classes et d’école en cas de personnels ou élèves positifs.

5. La reconnaissance en maladie professionnelle pour tout personnel testé « cas-contact » Covid-19 ou malade de ce virus.

6. L’encadrement et les moyens nécessaires à l’enseignement à distance : celui-ci doit se faire dans le cadre strict des obligations statutaires, avec le matériel fourni immédiatement aux personnels et aux élèves, et une indemnisation des frais liés au télétravail.

Dans le cas où le ministère maintiendrait contre tout bon sens une organisation des enseignements dangereuse pour les personnels, SUD éducation 77 appelle :

– au débrayage / grève / droit de retrait à partir de ce lundi 2 novembre 2020. SUD éducation 77 met pour cela à la disposition des personnels le préavis de grève déposé au ministère.

– appelle les personnels à se réunir en heures syndicales / Assemblées Générales / tournées d’établissement dès ce lundi 2 novembre pour définir leurs revendications et leurs moyens d’action.