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Reprise du 26 avril : il faut agir
Article publié le 22 avril 2021

Après avoir voulu revenir à 3 cas pour fermer une classe, retour au 1 cas. La rentrée va donc se dérouler dans le même chaos que les semaines précédant le « confinement » : au beau milieu de la journée, on apprendra que telle classe ferme pour 7 jours.
Ce sera la galère pour les parents, mais aussi pour les professeurs qui devront faire cours normalement tout en fournissant du travail à distance.

Le ministre annonce des tests salivaires (1 million par semaine « à court terme ») : qui y croit sérieusement ?

Les professeurs superviseront les autotests des lycéens : cela ne fait pas partie des missions des professeurs, il n’est pas question d’accepter cela, les personnels de l’éducation doivent refuser. Et puis, quid des tests en collège et en primaire ?

Les professeurs seront formés pour cela : quand ? La rentrée des lycées est dans moins d’une semaine et demi. Par qui ? Les infirmières scolaires déjà en sous-effectif ? Vaste blague.
Le gouvernement a d’ailleurs conscience de ce problème puisqu’il estime lui-même : « nous n’avons pas suffisamment d’infirmières scolaires pour faire ça, et on ne va pas créer 500 000 postes demain »
Et bien si : puisque le gouvernement reconnaît qu’il faut être formé et qu’il faut un grand nombre de personnel, alors qu’il recrute ! Ce n’est pas aux professeurs de compenser encore une fois les lacunes de l’institution et l’imprévoyance gouvernementale, et tout cela dans l’urgence et l’improvisation.
Dans l’académie de Créteil 1er et 2d degré, il y a moins de 600 postes d’infirmier-e-s, soit 0,17 infirmier-e par établissement scolaire !

Le ministre de l’Éducation nationale va demander aux proviseurs "le maximum de discernement" pour que ce soit les professeurs les plus à l’aise qui effectuent ce contrôle en classe ». Traduction : « à l’aise » signifie ici « soumis », « fragiles » ou « carriériste ».
Bref, on ne demandera pas aux syndicalistes ou aux râleurs, on fera subtilement pression sur les autres (ceux qui acceptent d’être profs principaux ou des heures sup’ quand ils ne veulent pas, par exemple).

Deux autotests par semaine à réaliser chez soi pour les personnels, c’est-à-dire 1,1 millions de personnes, ça veut donc dire 2,2 millions d’autotests fournis par semaine : qui peut y croire sérieusement ?

Le ministère avait trois semaines pour préparer la reprise. Il n’a strictement rien fait et s’apprête à envoyer élèves et personnels au casse-pipe. SUD éducation soutiendra les équipes décidant de se mettre en droit de retrait et met à disposition son préavis de grève. SUD éducation appelle d’ores et déjà les personnels à se réunir pour définir leurs revendications et choisir leurs moyens d’action.

Ensemble luttons pour exiger des moyens :

Les Unions Régionales CGT-FSU-Solidaires, et les organisations de jeunesse Unef et Unl appellent l’ensemble des salariés, étudiants, lycéens à manifester le 23 avril à Paris, à 14H, place d’Italie en direction de la Bastille.
Pour exiger le retrait de la « réforme » de l’assurance chômage et pour l’emploi avec les salariés du spectacle, avec les précaires et chômeurs, de la santé, en convergence avec toutes les entreprises en luttes.
Cette mobilisation est un point d’appui pour construire et amplifier les mobilisations afin de construire de nouvelles journées d’actions dont le rendez-vous annuel de luttes du 1er mai.

Le communiqué unitaire pour le 23 avril